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Archives 1951 - Bougie comestible

Patricia Perrault Écrit par Patricia Perrault le 12 octobre 2017
Archives 1951 - Bougie comestible
Les 3 plus grandes manufactures de chandelles ont fusionnées et sont devenues Chandelles Tradition M.B. Inc 
M pour Mailloux,
B pour Baillargeon

Voici une partie de l’histoire de Mailloux

Il invente une chandelle comestible et nutritive
‘’À quelque chose malheur est bon’’, dit le proverbe.
Un compatriote l’a prouvé, en profitant d’une longue convalescence pour inventer un produit nouveau appelé à rendre de précieux services. De fait, il a employé ce repos forcé à réaliser une chandelle qui est en même temps comestible et nutritive.
Cette invention est l’œuvre de M. J-Antoine Mailloux, de Talon (St-jean, Qué.), qui s’intéresse à la fabrication des chandelles depuis nombre d’années. Au cours de la 2e Grande guerre, ce compatriote fut victime d’un grave accident dans lequel il eut le cou fracturé. Pendant plus de 2 ans, il fut forcé à l’inactivité, le cou et le torse emprisonnés dans un carcan de plâtre.
À ce moment-là, on se battait en Europe et dans le Pacifique. Or, un jour, M. Mailloux apprit que les autorités militaires cherchaient à obtenir une sorte d’ersatz pouvant servir de nourriture aux soldats, marins ou aviateurs, dans les cas d’urgence. C’est alors que notre compatriote eut l’idée de créer une chandelle dont la lumière pourrait toujours être utile et qui, de plus, pourrait servir d’aliment en cas de besoin. Il employa environ 7 ans de travail et beaucoup d’argent à réaliser cette invention. En 1947, elle devenait une réalité et, en 1950, elle était acceptée par les autorités militaires canadiennes.
La chandelle comestible et nutritive inventée par M. Mailloux pèse environ 2onces et mesure 4 pouces de diamètre. Elle est sans goût, sans odeur et sans fumée. Elle brûle comme une chandelle ordinaire, mais avec ce grand avantage qu’elle peut résister à 100 degrés de chaleur et brûler parfaitement à 60 degrés sous zéro. Elle peut donc servir sous les climats torrides, comme dans les régions glaciales. Par ailleurs, elle contient 50 p.c. de substances nutritives produisant des centaines de calories et contenant des milliers de vitamines de différentes catégories. Elle se mâche comme de la gomme et soutien considérablement les forces humaines. 
Cette chandelle est à formule secrète et, dès sa première réalisation, le gouvernement canadien en acheta plus de 15,000 pour les forces armées. Lors des grandes manœuvres militaires, appelées ‘Sweetbriar’, qui eurent lieu en 1948, chaque soldat trouva une de ces chandelles dans son sac, nous relate M. Mailloux. ‘’Pour le moment, cette chandelle comestible n’est fournie qu’à l’armée canadienne, mais elle serait très utile pour tous ceux qui font de longs voyages en des régions isolées : camionneurs, trappeurs, navigateurs, aviateurs, explorateurs, et autres. À cause des vitamines qu’elle renferme, cette chandelle protège aussi contre le rhume.’’


Entreprise familiale
Après avoir été au service des Douanes pendant 25 ans, M. J.-Antoine Mailloux s’intéressa activement à la manufacture de cierges et de chandelles fondée par son père, M. joseph-Ernest Mailloux, il y a 46 ans, à Talon (St-jean, Qué.). Cinq de ses frères s’occupent aussi activement de cette industrie familiale; ce sont MM. Ulysse Mailloux, l’aîné; Arsène, Joseph, Jean-Paul et François. Deux autres frères y sont également intéressés, ce sont le Dr Luc Mailloux, de Montréal, et le R.P. Anastase Mailloux, O.F.M., de Sorel. Depuis la mort de leur père, ces fils ont brillamment conservé et développé son entreprise. 
À l’usine Mailloux, il se fabrique plus de 40,000 livres de cire par jour. On produit des chandelles et des lampions de toutes sortes. On y fabrique aussi de la cire à cacheter les conserves et les disques de cire qui servent dans les moulins de textile à lubrifier les fils de coton, de soie ou de laine. On fabrique encore toutes sortes d’ornements d’église. C’est l’une de nos belles entreprises canadiennes-françaises.
Il y a 46 ans, M. Joseph-Ernest Mailloux fonda son industriem en fabriquant des chandelles dans sa cuisine. Il reçut l’aide de sa femme qui, restée veuve, est aujourd’hui âgée de 71 ans et voit avec fierté les magnifiques efforts de ses fils s’appliquant à développer l’œuvre de leur père. Son fils Antoine est le propagandiste de l’industrie familiale et il est connu à travers le Canada sous le pseudonyme de ‘’Tony la Chandelle’’.
Dollard MORIN

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